Attitude d’élève

L’enfant, par le seul fait de venir à l’école, se transforme en élève. Cette différence lexicale est beaucoup plus profonde qu’elle en a l’air. Le conditionnement opéré par la société, les parents, les camarades vont faire le reste. Ce qui amène la plupart des enfants à savoir ce qu’ils viennent faire à l’école, reconnaitre le rôle des adultes qu’ils y rencontrent (enseignants, directeurs, inspecteurs…).

Dans ce contexte, les élèves attendent certaines « choses » de l’école… Ils en attendent ce que leurs parents en attendent et ce que leur renvoient leurs camarades et la société médiatique, que ce soit en adéquation ou en opposition.

Mais les enfants ont des comptes à rendre à leurs parents sur le travail qu’ils effectuent en classe. Certains parents pensent que la confiance qu’ils donnent à leur enfant, les empêche de leur demander de rendre des comptes. Cette confiance est  nécessaire pour que l’enfant progresse, mais elle ne doit jamais devenir « aveugle ». La confiance donnée ne contredit en rien le fait que les parents vérifient le travail de leur enfant. C’est d’ailleurs l’un des secrets des élèves qui réussissent le mieux : l’exigence des parents.

La réussite scolaire dépend de deux facteurs déterminants : l’attitude et les compétences.

  • L’attitude de l’élève à l’école est un élément déterminant dans la réussite de celui-ci, parce que ce qu’évalue l’école, c’est tout d’abord la bonne adaptation des élèves à l’école ! C’est à dire ses capacités de sociabilité, sa maturité, son attitude dite « scolaire »… Certains enfants, qui disposent de compétences faibles ou moyennes, vont réussir à suivre une scolarité quasi normale en adoptant une attitude « scolaire » (c’est à dire en présentant son travail proprement, en apprenant ses leçons, en faisant ses devoirs…) et plus généralement en montrant à l’institution et à ses professeurs l’intérêt qu’il porte à l’école.
  • Les compétences, c’est ce que l’enfant a acquis et qui lui permet soit de continuer à acquérir de nouvelles connaissances, soit d’être capable de mobiliser les compétences nécessaires afin de résoudre des situations problèmes. Certains enfants, très compétents, échouent à un moment ou à un autre, parce qu’ils ne comprennent pas/plus et n’acceptent pas/plus les contraintes de l’école. Est-ce en cela un signe de mauvaise santé de l’enfant ou de l’école? Françoise Dolto disait que « l’adaptation scolaire est un signe majeur de névrose ».

Les parents doivent s’assurer que ces deux facteurs restent bien présents chez leur enfant et ne pas hésiter à en discuter avec lui si besoin. Je pense que dans la quasi totalité des cas, la réussite scolaire est déterminée par la seule attitude. Le retard en terme de compétences est rattrapable.  Il est d’ailleurs plus facile de rattraper un retard en terme de compétences que de modifier une attitude.

Mais en matière d’éducation, rien n’est jamais figé, heureusement!

J’ai vu à de multiples reprises, des élèves qui étaient plutôt moyens (voire faibles) dans les premières classes de l’élémentaire et qui se sont retrouvés avec des moyennes générales plutôt honorables au collège. Il s’agit là d’une question de maturité dans l’attitude face au travail, ou bien dans les stratégies mises en place pour réussir. Cela renseigne surtout, que la scolarité d’un enfant n’est pas statique ; elle demeure dynamique. Un élève faible ou moyen peut devenir bon ; un élève ayant des facilités peut se retrouver avec des difficultés à un moment ou un autre.

Cela change notre regard à propos de ceux qui rencontrent des difficultés en élémentaire. Quel enseignant pourrait assurer avec certitude qu’un élève très à l’aise réussira mieux sa carrière professionnelle qu’un autre élève plus en difficulté?

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Quand j'entends, j'oublie. Quand je vois, je me souviens. Quand je fais, je comprends. (Confucius)