Questionner l’espace et le temps

Dans cet enseignement, au cycle 2, les élèves passent progressivement d’un temps individuel autocentré à un temps physique et social décentré, et de la même façon d’un espace autocentré à un espace géographique et cosmique. Cette capacité de décentration leur permet de comprendre d’abord l’évolution de quelques aspects des modes de vie à l’échelle de deux ou trois générations, de comprendre les interactions entre l’espace et les activités humaines et de comparer des espaces géographiques simples. En fin de cycle, les élèves entrent dans la compréhension du temps long, donc de l’histoire, et commencent à penser la planète, donc sa géographie, comme un tout dans sa variété et sa complexité. Cette démarche est enrichie en explorant la diversité des œuvres humaines réalisées selon le temps et les lieux. Dès le CP, les élèves, guidés par le maitre, mènent sur le terrain, des observations, manipulations, explorations et descriptions, complétées par des récits, des témoignages et des études de documents. Ils repèrent ainsi des régularités, des transformations, des corrélations et dégagent des faits remarquables. Ces pratiques régulières articulent des moments ritualisés en évolution constante et des séquences structurées.

  1. Se situer dans l’espace

Cette compétence transversale, indispensable à la structuration cognitive des élèves, se construit à partir d’une verbalisation et de rituels quotidiens ainsi que de séquences dédiées, qui installent progressivement des repères spatiaux ainsi qu’un langage précis.

Attendus de fin de cycle
  •  Se repérer dans l’espace et le représenter.
  • Situer un lieu sur une carte, sur un globe ou sur un écran informatique.

Connaissances et compétences associées

Exemples de situations, d’activités et de ressources pour l’élève

Se repérer dans l’espace et le représenter

Se repérer dans son environnement proche.Situer des objets ou des personnes les uns par rapport aux autres ou par rapport à d’autres repères.

–  Vocabulaire permettant de définir des positions (gauche, droite, au-dessus, en dessous, sur, sous, devant, derrière, près, loin, premier plan, second plan, nord, sud, est, ouest…).

–  Vocabulaire permettant de définir des déplacements (avancer, reculer, tourner à droite/à gauche, monter, descendre…).

Ce travail est mené en lien avec les mathématiques.Passer, dans les activités, de l’espace proche et connu à un espace inconnu.

Mises en situations, avec utilisation orale puis écrite d’un langage approprié.

 

Produire des représentations des espaces familiers (les espaces scolaires extérieurs proches, le village, le quartier) et moins familiers (vécus lors de sorties).–  Quelques modes de représentation de l’espace. Ce travail est mené en lien avec les mathématiques.Étudier des représentations de l’espace environnant (maquettes, plans, photos), en produire.

Dessiner l’espace de l’école.

Lire des plans, se repérer sur des cartes.–  Éléments constitutifs d’une carte : titre, échelle, orientation, légende. Prélever des informations sur une carte.

Situer un lieu sur une carte ou un globe ou sur un écran informatique

Identifier des représentations globales de la Terre et du monde.Situer les espaces étudiés sur une carte ou un globe.

Repérer la position de sa région, de la France, de l’Europe et des autres continents.

Savoir que la Terre fait partie d’un univers très vaste composé de différents types d’astres.

–  De l’espace connu à l’espace lointain :

o    les pays, les continents, les océans ;

o    la Terre et les astres (la Lune, le Soleil…).

Cartes, cartes numériques, planisphères, globe comme instruments de visualisation de la planète pour repérer la présence des océans, des mers, des continents, de l’équateur et des pôles…Cartes du système solaire ; repérage de la position de la Terre par rapport au Soleil.

Saisons, lunaisons, à l’aide de modèles réduits (boules éclairées).

Repères de progressivité Au CE2, on commence l’étude de l’espace géographique terrestre à travers quelques milieux géographiques caractéristiques.

En partant de l’espace vécu puis en abordant progressivement les espaces plus lointains ou peu familiers, on contribue à la décentration de l’élève.

  1. Se situer dans le temps

Cette compétence transversale, indispensable à la structuration cognitive des élèves, se construit à partir d’une verbalisation et de rituels quotidiens ainsi que de séquences dédiées, qui installent progressivement des repères temporels ainsi qu’un langage précis.

 

Attendus de fin de cycle
  • Se repérer dans le temps et mesurer des durées.
  • Repérer et situer quelques évènements dans un temps long.

Connaissances et compétences associées

Exemples de situations, d’activités et de ressources pour l’élève

Se repérer dans le temps et le mesurer

Identifier les rythmes cycliques du temps.Lire l’heure et les dates.

–  L’alternance jour/nuit.

–  Le caractère cyclique des jours, des semaines, des mois, des saisons.

–  La journée est divisée en heures.

–  La semaine est divisée en jours.

Calendriers pour marquer les repères temporels (année, mois, semaine, jour).« Roue des jours » pour mettre en évidence le caractère cyclique des jours de la semaine.

Emploi du temps d’une journée.

Horloge, pendule pour appréhender quelques repères de codification du temps. Cadran solaire.

Comparer, estimer, mesurer des durées.–  Unités de mesure usuelles de durées : jour, semaine, heure, minute, seconde, mois, année, siècle, millénaire.

–  Relations entre ces unités.

Ce travail est mené en lien avec les mathématiques.Utiliser un sablier, des horloges et des montres à aiguilles et à affichage digital, un chronomètre.
Situer des évènements les uns par rapport aux autres.–  Les évènements quotidiens, hebdomadaires, récurrents, et leur positionnement les uns par rapport aux autres.

–  Continuité et succession, antériorité et postériorité, simultanéité.

Calendriers pour repérer et situer sur le mois puis l’année, des dates particulières personnelles ou historiques.Les frises chronologiques pour repérer et situer des événements sur un temps donné (avant, après, pendant, au fil du temps, il y a tant de jours, de mois, d’années…).

Situation temporelle d’évènements dans un récit.

Repérer et situer quelques évènements dans un temps long

Prendre conscience que le temps qui passe est irréversible.–  Le temps des parents.

–  Les générations vivantes et la mémoire familiale.

–  L’évolution des sociétés à travers des modes de vie (alimentation, habitat, vêtements, outils, guerre, déplacements…) et des techniques à diverses époques.

Éphéméride pour appréhender l’irréversibilité du temps.Élaborer et utiliser des calendriers et/ou des frises à différentes échelles temporelles (chronologiques, générationnelles, historiques).

Situer sur une frise chronologique simple des évènements vécus ou non dans la classe, l’école, le quartier, la ville, le pays, le monde.

Repérer des périodes de l’histoire du monde occidental et de la France en particulier, quelques grandes dates et personnages clés.–  Quelques personnages et dates. Ressources locales (monuments, architecture…), récits, témoignages, films vus comme des éléments d’enquête.

Repères de progressivitéLes rythmes cycliques sont étudiés dès le CP en continuité du travail amorcé en classe maternelle. Les outils de représentation du temps, calendrier, frise … sont utilisés tout au long du cycle. Le repérage des grandes périodes historiques se travaille au CE2.

Au CE2, on commence l’étude du temps long et de l’espace géographique terrestre à travers quelques évènements, personnages et modes de vie caractéristiques des principales périodes de l’histoire de la France et du monde occidental et à travers quelques milieux géographiques caractéristiques.

Quand j'entends, j'oublie. Quand je vois, je me souviens. Quand je fais, je comprends. (Confucius)