Influence sur le sommeil

25% des enfants de 6 à 8 ans ont la télévision dans leur chambre

«  Kids’ Attitudes 2005. Où vont les préados? », Ipsos, 2005, accès 26 septembre 2010, http:/ /www. ipsos.fr/Canallpsos/ articles/images/ 16271 diaporama.htm.

53% des enfants en échec scolaire ont la télévision dans leur chambre.

«Baromètre annuel du rapport à l’école des enfants de quartiers populaires », Trajectoires-Reflex pour l’AFEV, 24 septembre 2008, accès 27 septembre 2010, http://www.afev.fr/file.php?id=7; le chiffre de 53 % n’apparaît pas dans le texte de l’étude où ne sont données que les valeurs par sexe (garçons 61 %, filles 46 %). Le pourcentage global de 53 % a été communiqué par M. Pascal Bavoux, responsable de l’étude.

Des enfants de 8 ans n’ayant pas la télévision dans leur chambre présentent, par rapport à des enfants qui l’ont, des performances supérieures de :

21% en lecture

26% en compétences verbales

34 % en mathématiques

BORZEKOWSKJ D.L. et al., “The remote, the mouse, and the no. 2 pencil », Arch. Pediatr. Adolesc. Med., n° 159, 2005, p. 607 et passim.

Ce constat est peut-être à rapprocher avec celui du fort taux d’équipement des familles en postes de télévision : plus de la moitié des élèves interrogés déclarent avoir une télévision dans leur chambre, – les garçons sont d’ailleurs plus nombreux que les filles (61% et 46%, respectivement).

(700 élèves suivis par l’AFEV, du cours préparatoire à la classe de troisième, sur l’ensemble du territoire national. Cf. Baromètre annuel du rapport à l’école des enfants de quartiers populaires – Année 2008)

Une part importante des enfants se couchent relativement tard le soir : 14% des écoliers disent se coucher après 22 heures alors que ces enfants ont globalement entre 6 et 11 ans. Concernant les collégiens, 25% se couchent après 22 heures et 13% d’entre eux se couchent au-delà de 23 heures. En somme, 20% des élèves interrogés disent se coucher après 22 heures. Or, il y a une corrélation entre le fait d’être suffisamment reposé et la réussite scolaire. Les chronobiologistes l’ont amplement montré. Ces heures de coucher tardives handicapent les enfants dans leur réussite scolaire, et entravent aussi l’efficacité du travail des enseignants qui ont peu de prise sur cet aspect.

Quand la télé est apparue dans les foyers, l’heure de coucher s’est immédiatement décalée de 30 minutes, les soirs de semaine, pour les enfants. Quand l’exposition a la télé est réduite, le temps de sommeil remonte. Quand un individu est face à un écran, ce ne sont plus des marqueurs physiologiques du besoin qui lui dictent l’heure du coucher mais l’heure de la fin du programme. Quand la télé est dans une chambre, on la regarde plus et plus tard. Un ado qui regardait la télévision 2 heures par jour augmentera de 60 à 75% son temps de présence devant l’écran s’il a désormais une télé dans sa chambre (3h30).

Une expérience sur des enfants vivant au Japon a montré que lorsque la consommation télévisuelle était maintenue en deçà de 30 minutes par jour, le temps de sommeil gagnait une heure.

ASAOKA S. et al., “ Does television viewing cause delayed and/or irregular sleep-wake patterns?», Sleep Biol. Rhythms, no 5, 2007, p. 23 et passim.

Rôle des neurotransmetteurs (diffusions de molécules spécialisées sur le neurone postsynaptique). La sécrétion de mélatonine, qui a un rôle dans le sommeil, est bloquée par la lumière bleue qui est émise par les écrans (tv, ordis tablettes, liseuses, smartphones…)

Les résultats d’une étude américaine parue dans la revue Applied Ergonomics, il faudrait veiller à modérer leur utilisation dans la chambre à coucher. En cause, la lumière bleue émise par les écrans qui perturbe sensiblement une hormone clé du sommeil. Sans mélatonine, point de repos: en réponse à l’obscurité, l’hormone est produite par une petite glande située à l’arrière du cerveau pour induire le sommeil (la glande pinéale, en forme de pomme de pin). Or, ne pas dormir assez peut favoriser le stress ou nuire à l’immunité, entre autres effets. Or, cette fabrication de mélatonine peut être interrompue par la lumière bleue, un type de rayonnement émis par les diodes électroluminescentes (LED) utilisées pour le rétroéclairage, une technologie présente sur de nombreux nouveaux appareils numériques, dont les iPad et autres tablettes numériques. Au bout de deux heures d’exposition à la lumière émise par les tablettes, la suppression de mélatonine chez les sujets a été d’environ 22%. En revanche, ni les téléviseurs à LED (l’œil, plus éloigné, reçoit moins de lumière) ni les anciennes technologies (avec un rétroéclairage sans LED) ne sont concernés.

Rôle des neurotransmetteurs (diffusions de molécules spécialisées sur le neurone postsynaptique)

Les neurotransmetteurs sont divisés en plusieurs catégories :

    les monoamines : sont synthétisées à partir d’un acide aminé :

        les catécholamines sont dérivées de la tyrosine : dopamine, noradrénaline, adrénaline (épinephrine et norépinephrine sont des francisations des termes anglais).

        la sérotonine (5-HT) qui dérive du tryptophane

        le GABA dérivé de l’acide glutamique

        l’histamine dérivée de l’histidine

    les endorphines, molécules similaires aux opiacés

    les acides aminés : acide glutamique, acide aspartique, glycine

    substances chimiques diverses : acétylcholine, adénosine, anandamide

80 % des programmes TV que regardent les enfants de 4 à 10 ans ne leur sont pas spécifiquement destinés», selon les conclusions d’un rapport publié par l’Académie des sciences en janvier.

La signalétique est apposée à l’initiative des chaînes. À la demande du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, celles-ci ont constitué des comités de visionnage qui effectuent le travail de classification. La composition de ces comités est laissée à l’entière responsabilité des chaînes. La plupart du temps, il s’agit de responsables des différentes unités de programme ou de responsables juridiques.